Stage de Masque Larvaire
« Le maque démasque, épure le propos, essentialise le jeu, efface les fioritures pour aller droit au but »
Jacques Lecoq
Du 2 au 13 février 2026
à Ur Square, Avenue de la couronne 227, 1050 Ixelles
Du lundi au vendredi – de 10h à 17h
Mené par Garance Baudon et Marie Delpit
Le Masque Larvaire
Dans le monde des masques larvaires, tout est source de curiosité. Naïf mais loin d’être idiot, ouvert sur le monde, dans l’instant présent, alerte aux sensations et aux mouvements environnants, chaque masque larvaire exprime une tendance, une dynamique et plusieurs contre-masques.
L’exploration est reine. Le moment présent est central. Comme tout être en construction, son développement se fait pas à pas, couche après couche. Il vit différemment en fonction de chaque personne qui le porte. Celle-ci le découvre petit à petit et s’abandonne à lui. C’est un véritable instrument pour l’acteur.ice dont l’enjeu est d’apprendre à le faire exister. Faire ressortir les différentes facettes de son caractère grâce au langage non-verbal et s’oublier au service du masque.
Les masques larvaires ont été inspirés par les masques du carnaval de Bâle. C’est Jacques Lecoq dans les années 1960 qui en a fait un outil pédagogique de théâtre. On dit larvaire comme larve, ils ne sont pas arrivés tout à fait à maturité, on voit une forme humaine qui se dessine mais ça n’est pas tout à fait encore ça.
Ils sont un outil pour développer toute une gamme et une palette d’émotions. Le jeu réside essentiellement dans la physicalité. Il s’agit de donner à voir l’émotion et le ressenti par le corps car le visage est entièrement masqué et la règle veut que l’interprète soit absolument silencieu.s.e.x. Nous partirons à la recherche de postures, de gestes, petits et grands, de rythmes qui peuvent subitement changer. Nous serons attentif.ve.s aux détails et feront confiance à l’intuition, car dans le masque on ne voit presque rien. Il faut composer autrement pour transmettre ce que l’on ferait plus facilement avec son masque à soi, son visage.
Objectif du stage
Au cours de ces 2 semaines de stage, nous apprendrons les bases de la fabrication d’un masque larvaire. De la conception à la peinture en passant par le modelage en terre et le papiétage. Tous les après-midis de la première semaine seront consacrés à la fabrication des masques afin que chaque participant.e.s puisse jouer son masque la seconde semaine et repartir avec à la fin du stage
En parallèle, nous apprendrons à jouer différents masques larvaires. Nous tenterons de repousser les limites de sa propre corporalité, de découvrir à quel point notre physique peut nous surprendre et la puissance de son expression silencieuse. Nous apprendrons à maîtriser les bases de cet outil de travail phénoménal et poétique. D’abord seule puis dans des situations de socialisation entre masques larvaires, de rencontres. Nous jouerons et expérimenterons les sensations à travers les masques, comment l’environnement et les stimuli créent le jeu et à quel point l’écoute est importante pour faire vivre ces créatures si singulières.
Garance Baudon et Marie Delpit


Toutes deux membres du collectif La Décole, elles se sont formées en théâtre physique à l’école LASSAAD puis en autogestion. Leurs parcours artistique et leur rapport au masque se complètent. Garance et Marie se sont formées auprès de Loïc Nebreda, la première s’étant rapidement spécialisée dans la fabrication et le jeu du masque larvaire alors que la seconde s’oriente vers la fabrication et la mise en scène de masques expressifs et marionnettes.
Participation
Ce stage s’adresse aux :
- Personnes ayant déjà un bagage théâtrale ou non.
- Personnes désireuses de perfectionner leurs pratiques théâtrales à travers le masque et/ou s’y initier.





